Ce lundi 13 mars, la section régionale de Verviers de la Fédération Wallonne de l’Agriculture tenait une conférence de presse pour lancer un cri d’alarme suite au classement d’une bonne partie du Pays de Herve en zone vulnérable concernant la protection des eaux contre les nitrates.

Ce classement limitera les normes d’épandage qui sont désormais réduites de 210 à, en moyenne, 170 unités d’azote organique par hectare. Selon la FWA, plus de la moitié des exploitations de la zone visée au Pays de Herve dépasserait actuellement cette norme.
C’est une nouvelle menace grave pour l’agriculture familiale du Pays de Herve, car ce sont surtout les petites et moyennes exploitations qui sont concernées.

Quelles solutions ? Diminuer le nombre de vaches ou augmenter les surfaces par ferme ? Impossible pour la rentabilité de la majorité des fermes concernées. Cela ne peut conduire qu’à réduire de plus en plus le nombre d’agriculteurs. Exporter les effluents d’élevage en dehors du Pays de Herve ? La même question du coût, difficile à supporter pour les exploitants, se pose ici aussi.

La FWA propose d’explorer d’autres pistes : la biométhanisation, le compostage, l’assèchement du lisier.
C’est dans cette perspective que nous voudrions que les communes concernées s’inscrivent.
Nous pensons qu’il faut étudier des solutions à l’échelle du Pays de Herve, qui impliquent les pouvoirs publics locaux dans l’élimination des surplus d’effluents d’élevage. La biométhanisation est une piste intéressante qui, en outre, offrirait pour les communes une solution pour l’élimination des déchets organiques des ménages ou autres déchets verts, tout en représentant une source de production d’énergie renouvelable.

Nous voulons donner écho à l’appel lancé par la FWA.

Si nous estimons que l’agriculture doit garder une place importante au Pays de Herve, parce qu’elle représente non seulement une activité économique pour de nombreuses familles, mais aussi parce qu’elle contribue grandement à la spécificité de notre région et à la qualité de notre cadre de vie, il est plus que temps que nos communes se mobilisent et lancent un signal fort au monde agricole local par un soutien concret.

Voilà ce qu’Ecolo propose aujourd’hui au conseil communal en première réaction à l’appel de la FWA. Cette motion de soutien est le signal que nous voulons lancer mais aussi l’affirmation d’une volonté réelle d’agir de concert avec le monde agricole local.

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