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Le plus grand suiveur solaire de Belgique

 

Il a été pensé par la société verviétoise Issol et vient d’être installé chez Verlac à Alleur C’est tout simplement le premier suiveur solaire d’une telle dimension à être installé en Belgique. Il fait 5 mètres de haut pour 60 m2 de surface. Il a été conçu par la société verviétoise de Laurent Quittre, Issol.

 

Comme son nom l’indique, un suiveur solaire a la spécificité de suivre le soleil toute la journée, d’est en ouest, ce qui augmente sensiblement son rendement par rapport à un équipement classique, qui reste fixe. “Il faut savoir que cette technologie n’est pas toute nouvelle. On en trouve déjà de nombreux exemplaires dans d’autres pays européens.EnBelgique, cela reste cependant encore méconnu, même s’il y en a quelques-uns, et que cela semble lentement décoller. Ce qui est sûr, c’est que ce modèle-ci est le plus grand disponible sur le marché mondial et le premier de cette dimension en Belgique”, précise Laurent Quittre, l’un des deux actionnaires de la société Issol, spécialisée dans le photovoltaïque. C’est la société Verlac (imprimerie d’Alleur) qui est la première à en bénéficier. “Son patron avait déjà une éolienne et une centrale de cogénération à l’huile de colza. Ce n’est donc qu’une étape logique pour lui. Cela fait environ 15 jours maintenant qu’il est fonctionnel.”Une autre question que l’on est en droit de se poser est le rapport prix/rendement. “On estime que c’est 15 à 20 % plus cher qu’un équipement classique, mais, à côté de ça, le rendement est environ 40 % plus élevé. C’est donc très avantageux et très rentable.”

COÛT: ENVIRON 70.000 €

Toujours est-il qu’il faut compter un budget d’environ 70.000 € pour se procurer un tel appareil de 5 mètres de haut et de 60m²de surface. “Mais, avec les nombreux subsides et autres primes (la Région Wallonne, le certificat vert, la déduction fiscale et l’électricité économisée), l’investissement est vite amorti. Dans ce cas ci, il faut compter 4 ans, alors que le matériel a une durée de vie de 30 ans.”Issol n’assure toutefois pas elle même le placement. “Notre rôle, précise Laurent Quittre, c’est de penser le projet de A à Z. Il faut d’abord convaincre l’acheteur potentiel. On s’occupe ensuite de l’étude de rentabilité, on apporte nos conseils en matière de subsides, on fabrique les panneaux photovoltaïques et on livre la marchandise.” Pour ce qui est de l’installation sur le terrain, Issol a un contrat avec l’électricien Heinen, d’Eupen.Et justement, comment cela se passe-t-il pour un équipement aussi volumineux? “Il faut d’abord prévoir un socle en béton armé. Ensuite, c’est relativement simple. Ce n’est jamais qu’un pylône surmonté de panneaux solaires. Il faut compter 15 jours pour le montage, même si ça dépend bien entendu des conditions climatiques aussi. L’installation, c’est la partie finale d’un projet pensé depuis plusieurs mois déjà”, conclut Laurent Quittre.

 

OLIVIER DELFINO, La MEUSE, 29 avril 2008

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