Alors que tout semble nous donner les raisons de désespérer, Ecolo a choisi d’entrer
résolument dans cette nouvelle année avec enthousiasme et optimisme. Oui, optimisme
mais sans naïveté ni aveuglement …
Nous faisons ce choix pour plusieurs raisons :
Alors que l’on parle d’une « génération des crises » qui doit à la fois faire face à la
question de l’intégration socio-professionnelle et à celle de l’avenir du monde en proie à
d’énormes défis climatiques et environnementaux ;
Alors que les réponses des partis traditionnels aux enjeux sociaux et environnementaux
sont dépassés et inefficaces, quand elles ne sont pas de pures et simples régressions
présentées sous un verni de modernité ;
Alors qu’1/3 de notre jeunesse se considère comme une génération perdue ;
Des citoyens continuent à s’engager, ils refusent le repli sur soi et l’égoïsme, la passivité,
ils rêvent d’un monde meilleur mais ne se contentent pas de le rêver ….
Et donc OUI, le choix que nous faisons c’est d’être avec vous, de refuser la situation
comme une fatalité. Nous faisons le choix d’être aux côtés de tous les Elodie, Sevane,
Annis, Julie, ou Anna …
Nous faisons ce choix parce que, ne l’oublions jamais, pour chaque Théo il y a une Elodie
Nous serons à côté de cette jeunesse qui se vit comme la « génération du changement »,
qui est habitée d’une conscience écologique, qui met la question
environnementale comme première préoccupation, qui oeuvre au quotidien pour la
transition. Cette génération de l’espoir qui comme nous refuse le fatalité et nous montre la
voie à suivre.
Oui, Ecolo est et restera plus que jamais en 2017 leur relais politique. Le relais des tous
ces acteurs du changement, en particulier les jeunes, qui font bouger le monde, qui
oeuvrent comme nous, parfois sans le savoir, pour une terre plus verte, un monde plus
juste .
Je vous l’ai dit nous ne sommes pas naïfs, encore moins aveugles ou sourds …. et la
méfiance du citoyen envers le politique était prévisible. Et ceux qui affirment, la main sur le
coeur, que 2017 c’est plus de démocratie, plus d’ouverture aux citoyens et la restauration
du lien de confiance, moins de concentration du pouvoir, nous leur demandons: et
Publifin ? Et le cumul des mandats ? Et la chasse aux chômeurs ? Et le fragilisation des
classes moyennes ? Et la montée en flèche de la pauvreté ? Et ces réfugiés qu’on
houspille au lieu de les considérer comme une opportunité ? Et le népotisme ambiant qui
veut que le parti devient un patrimoine familial qui se transmet …
Dans un climat de défiance généralisée, il est bon parfois, même pour nous mêmes, de
rappeler que malgré tout, tout ne va pas mal. Chez les écologistes, nous ne sommes pas
spécialement plus vertueux, je le dis souvent, mais nous nous donnons des règles :
– un mandat de parlementaire, ça se mérite, et c’est un temps plein, voire un
investissement à 200 pc pour paraphraser l’un des nôtres. A tous ceux qui parmi nous
exercent ou ont exercé cette fonction chez ECOLO, je dis bravo
!
– un mandant dans un conseil d’administration, ça ne sert pas à l’enrichissement
personnel, ça sert à insuffler de la démocratie dans une série d’institutions publiques ou
semi publiques. A tous ceux qui exercent ou ont exercé un mandat au nom d’Ecolo je dis
merci
– un mandat de bourgmestre, d’échevin ou de conseiller communal, ça sert à faire avancer
l’intérêt général à l’échelon le plus proche du citoyen, et non à développer la culture du
clientélisme. A eux aussi je leur dis bravo !
Et je voudrais vous féliciter vous, les militants qui donnez de votre temps sans compter.
Qui continuez à être attentifs à ce que notre parti conserve ses idéaux de bonne
gouvernance et d’éthique, au service du citoyen. Car l’éthique en politique, ça se construit
et ça se protège, ça ne se décrète pas !
Etre militant politique, et singulièrement écologiste, c’est ne l’oublions pas donner de son
temps pour un combat que l’on estime juste. Parce que le monde mérite d’être changé. En
profondeur.
Et là je voudrais m’adresser à toutes et tous : on l’a vu avec cette enquête Noir Jaune
blues : une méfiance importante vis-à-vis des institutions. Les citoyens pensent
aujourd’hui que la politique ne résout rien, car la politique est aux mains de quelques uns,
asservie aux lobbies, au service d’intérêts particuliers.
Nous ne sommes pas les derniers à dénoncer ces dérives, on l’a encore constaté ces
dernières semaines. mais je voudrais aujourd’hui me dresser fermement contre ce qui
apparaît comme une fatalité. Et elle nourrit d’ailleurs au plus profond de moi le feu de mon
engagement en politique : oui, la politique peut et doit changer les choses. Nous avons la
responsabilité, non pas de brûler les institutions, mais de restaurer par nos pratiques la
confiance en nos institutions démocratiques
En 2017 plus que jamais, soyons fiers d’être écologistes, soyons fiers de faire de la
politique