Dangereuse ampoule économique ?

D’après Belga

Mis en ligne le 17/03/2009
Elle pourrait causer des dégâts chez les personnes à peau sensible, notamment.

Les ampoules économiques, dont on ne cesse de nous vanter les mérites pour la bonne santé de la planète représenteraient-elles un véritable danger… pour la santé de certaines personnes particulièrement sensibles ?

C’est en tout cas l’avis de médecins britanniques, partis en croisade contre les propositions européennes visant à retirer d’ici 2012 les lampes à incandescence du marché européen au profit d’ampoules économiques. Ils redoutent des effets sanitaires néfastes pour les personnes à la peau sensible.

Les groupes de pression Right To Light et Spectrum Alliance estiment que la commercialisation des lampes classiques doit être maintenue pour certaines exceptions, notamment les gens souffrant d’allergies cutanées ou ayant une peau très sensible à la lumière.
Selon les détracteurs de lampes fluo compactes, celles-ci recèlent plusieurs dangers potentiels. Emettrices de rayons ultraviolets, elles augmenteraient le risque de développer un cancer de la peau, et provoqueraient d’autres problèmes auprès de personnes à la peau sensible.

Le placement d’une paroi de verre autour des lampes économiques suffit souvent à arrêter pas mal de ces rayons UV. Mais peu de consommateurs connaissent cette solution.

Les risques du mercure

Les ampoules économiques contiennent en outre de faibles quantités de mercure qui peuvent s’échapper si l’ampoule est accidentellement brisée. Il est alors recommandé de bien aérer la pièce pendant 15 minutes et de quitter celle-ci, le temps que l’air s’y soit renouvelé. En dépit de ces précautions, les concentrations de mercure dans l’air ambiant peuvent malgré tout rester élevées durant plusieurs semaines, selon une expérience menée dans l’Etat du Maine, aux Etats-Unis. Les tapis, tentures et autres textiles peuvent, en effet, s’imprégner de la substance, et la diffuser dans l’air des semaines durant.

Enfin, les lampes économiques génèrent un champ électromagnétique. Selon le centre de recherche français Criirem, le rayonnement est particulièrement important dans un rayon d’un mètre autour de l’ampoule.

Une étude réalisée par l’institut flamand VITO a d’ailleurs confirmé ces mesures récemment.


La Commission européenne a réitéré jeudi son intention de maintenir l’interdiction progressive des ampoules à incandescence en dépit d’appels inverses d’eurodéputés qui s’inquiètent de la teneur en mercure des ampoules à basse consommation censées les remplacer.

Interrogée jeudi, la porte-parole de la Commission européenne en charge de l’Energie, Marlene Holzner, a jugé “exagérée” la réaction des députés européens. Plusieurs eurodéputés allemands ont appelé ces derniers jours Bruxelles à suspendre l’interdiction des ampoules à incandescence.

Danger pour la santé?
Ils arguent d’un rapport de l’Office allemand de l’Environnement qui vient de souligner le danger que pouvaient représenter, notamment pour la santé des femmes enceintes et les enfants, le bris accidentel d’ampoules à basse consommation contenant du mercure.

Folie climatique
Le président de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen, le conservateur allemand Herbert Reul, a réclamé la “suspension immédiate” de l’interdiction. “Sous la pression de la folie climatique, on a poussé une interdiction à la va-vite” des ampoules à incandescence, a-t-il dénoncé dans un communiqué. L’élue libérale allemande Silvana Koch-Mehrin, vice-présidente du Parlement européen, s’est elle aussi prononcée en faveur d’une telle suspension.

Seuil toléré multiplié par vingt
Un test de l’Office allemand publié début décembre a conclu que le seuil légalement toléré de 0,35 microgrammes de mercure par mètre cube pouvait être multiplié par vingt immédiatement après le bris d’une telle ampoule. Et l’Office de recommander aux consommateurs de privilégier les ampoules protégées du bris par une coque en plastique, tout en réclamant l’élimination “à moyen terme” des ampoules au mercure.

Données scientifiques insuffisantes
La Commission estime elle que les évaluations scientifiques dont elles dispose n’ont pas démontré de danger pour la santé. Elle se fonde sur celles de son comité d’experts indépendants selon lesquelles “un bris accidentel d’ampoule à basse consommation ne devrait pas poser de risque pour la santé des adultes”. Pour ce qui est de la santé des enfants, les experts de la Commission n’avaient pu se prononcer “faute de données scientifiques suffisantes”, a précisé Mme Holzner.

En septembre 2011, après les ampoules incandescentes de 100 et 75 watts, celles de 60 devraient également être interdites. D’ici la fin 2012, celles de 40 et 25 watts doivent également être interdites. (afp)

23/12/10 16h51


LES DÉCHETS DANGEREUX (source: http://www.arecpc.com/guide/dangereux/lampe.html)

Filières spécifiques de valorisation et de traitement

LES DÉCHETS CONTENANT DU MERCURE

 Les déchets mercuriels sont générés majoritairement par l’industrie du chlore et par l’industrie de la fabrication des piles. Ces déchets sont produits en grandes quantités sur des sites bien localisés.

 Le problème de la collecte et du traitement se pose plus particulièrement pour les déchets contenant du mercure produits de manière très diffuse par certaines entreprises, par le milieu médical, les laboratoires, les particuliers…

Parmi ces déchets, on trouve :

 * les piles et accumulateurs

* les lampes à vapeur de mercure (lampe à décharge, tubes fluorescents et lampes fluo-compactes)

* les amalgames dentaires

* les thermomètres et baromètres.

 

Les lampes à vapeur de mercure

 Seules les lampes à décharge haute pression (lampes à vapeur de mercure, lampes à vapeur de sodium haute pression et lampes à iodures métalliques) et les lampes fluorescentes (tubes fluorescents et lampes fluo-compactes) contiennent du mercure.

 Près de 50 millions de lampes et de tubes fluorescents sont mis sur le marché chaque année en France. Ces produits posent un problème en fin de vie car ils contiennent du mercure et de la poudre fluorescente qui présentent des risques pour la santé et l’environnement.

 Le nombre de lampes contenant du mercure utilisé par les ménages est limité (environ 5% du gisement total). Mais, si le mercure avait totalement disparu des foyers français (à l’exception de quelques tubes fluorescents installés dans les parties annexes des logements: remises, garages…), il revient par la voie des lampes fluo-compactes, marché en pleine expansion. Il est donc indispensable d’insister sur la nécessité de collecter sélectivement ces produits.

 Les lampes et tubes au mercure sont classés déchets dangereux (décret du 18 avril 2002) à la rubrique 20 01 21.

Ces déchets subissent un traitement séparé des autres déchets mercuriels. Il est donc indispensable de ne pas les mélanger et de les stocker dans leur emballage d’origine.

 Le décret du 20 juillet 2005 transposant la directive européenne du 27 janvier 2003, relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques, impose la collecte spécifique et le traitement approprié du matériel d’éclairage.

 

Les techniques de traitement utilisées pour les déchets mercuriels de type piles, thermomètres, amalgames dentaires… sont réparties en trois familles.

 

Le procédé pyrométallurgique

 

Il consiste en une pyrolyse suivie d’une fusion.

La pyrolyse s’effectue dans un four à sole tournante à 1 200 °C. Les composés organiques sont incinérés. Les métaux ayant un point d’évaporation bas (zinc, cadmium, plomb, mercure) s’évaporent et sont récupérés par un système de lavage des gaz. Ils sont ensuite séparés par densité.

Les résidus de la pyrolyse subissent une fusion dans un four spécial à arc électrique à 1 700°C. Le mercure fait l’objet d’une distillation avec lavage humide des gaz.

 

Le procédé hydrométallurgique

 

La première étape du traitement hydrométallurgique est strictement mécanique. Elle consiste à broyer les déchets et à récupérer au moyen d’un crible deux lots de composants : les gros fragments (fer, verre…) et une poudre.

La poudre renferme, entre autre, les métaux non ferreux et le mercure. Elle est dirigée vers un réacteur d’attaque chimique (acide sulfurique ou soude) et les différents métaux sont récupérés séparément selon un traitement spécifique.

 

Le procédé par distillation

 Les déchets mercuriels sont broyés sous dépression avec filtration des gaz. Les différents composants (verre, poudres, embouts métalliques…) sont séparés. Ceux contenant du mercure sont placés dans des fours qui fonctionnent sous vide. On réalise une montée progressive en température qui va permettre d’évaporer le mercure, celui-ci étant récupéré sous forme liquide, sans aucun rejet dans l’atmosphère.

 Certains déchets contenant du mercure ne peuvent être éliminés que par stockage souterrain en mine de sel:

 Cas des tubes fluorescents et des lampes fluo compactes

 

SARP Industries et Philips ont développé un procédé qui consiste à couper les extrémités des tubes par choc thermique et souffler la poudre fluorescente qu’ils contiennent. Les différentes parties collectées séparément sont ensuite orientées vers des unités de traitement qui assureront, entre autre, leur démercurisation.


Un reportage vu à la télévision allemande ce 27 février 2011 a montré que les fûts contenant la poudre fluorescente et le mercure sont en réalité stockés dans une mine de sel, tant la démercurisation est coûteuse!

http://www.ks-entsorgung.com/fr/home/index.html

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